Atelier virtuel du 23 Janvier 2021

Cher (s) Ami (e) s CICA, 

Bonne et Heureuse Année 2021 !

C’est avec un grand plaisir que nous nous sommes tous retrouvés en grand nombre le samedi 23 Janvier pour notre premier atelier de 2021. 

Nous avons eu le grand bonheur de revoir plusieurs membres du CA et de l’exécutif ainsi que les nombreux nouveaux bénévoles qui se sont joints à nous ces dernières semaines. 

Sandra a commencé en souhaitant une magnifique année à tous et en donnant quelques informations sur les projets d’amélioration en cours pour maximiser nos expériences d’ateliers virtuels. 

Fidèles à notre tradition de rappel des connaissances, nous avons fait un tour de table sur ce que nos jeunes ont appris et le plus aimé au CICA en 2020. Quasiment tous les ateliers ont été cités pour notre plus grand bonheur :   les quizz du Kahoot sur différents sujets, les contes, le jeu des drapeaux, le baccalauréat, les collations de repas africains, les ateliers d’affirmation de soi, les chants, les danses, etc.

Notre atelier principal a été animé par Rebecca qui nous a entrainé dans un merveilleux voyage intitulé «  Haïti, Histoire d’une revolution pas comme les autres ». 

Nous avons eu plus d’une demi heure d’echanges, d’informations, reflexions et questions! Petits et grands sont ressortis plus instruits et très motivés.

 

 

 

L’histoire a commencé avec Sanité Belair, esclave affranchie, erigée en conteuse pour notre plus grand bonheur.  Jugez-en par vous-mêmes avec ce petit résumé :

Histoire de l’ile de Saint-Domingue devenue Haïti

Il était une fois sur l’île de Saint Domingue où résidait ensemble les Noirs libres, les esclaves et les Blancs. 

Cette île, où étaient produits le sucre et le café en grande quantité – la moitié du café vendu sur la terre vient de Saint Domingue – était surnommée « La Perle des Antilles » à cause de ses nombreuses ressources. Les Blancs, propriétaires des plantations, détenaient la majorité de la richesse alors que les Noirs libres, anciens esclaves, qui avaient acheté leur liberté ainsi que les esclaves qui ne savaient ni lire ni écrire ne profitaient pas de la vente du sucre et du café. 

En fait, la France, propriétaire de l’île décidait du prix de la vente du café et du bénéfice qui devait revenir aux habitants de Saint Domingue. Ces populations, alors pauvres mais aussi en colère essayèrent à maintes reprises de fuir, de se révolter et de négocier avec les colons.  

Après plusieurs échecs et épuisés de la situation de soumission dans laquelle ils se trouvèrent sur une île qui leur appartenait, les esclaves qui ont réussi à s’échapper dans les montagnes et la forêt ont décidé de prendre les choses en main. 

Alors en 1791, ces derniers appelés les « marrons » maltraités et tués en grand nombre par les riches planteurs décidèrent de se révolter pour libérer tous les esclaves encore sous la domination des grands blancs. Une nuit, après s’être réuni en grand nombre, dans le plus grand des secrets, ils firent un pacte afin de sceller leur union. Pour eux, cette lutte acharnée devait mener à la liberté ou à la mort. 

Remplis d’espoir et prêts à tout pour sauver la vie de leur peuple, ils se lancèrent en guerre. Convaincus qu’ils étaient accompagnés de leur dieux et leurs ancêtres, ils massacrèrent de nombreuses plantations de sucre et de café en quelques jours seulement. Malheureusement, dans ces affrontements sanglants, Bookman, le chef des marrons est capturé et tué de sang-froid par les colons. C’est la désillusion totale, il n’y a plus de chef, plus d’armes et plus de combattants. 

Les Marrons ont alors commencé à se questionner sur quoi faire : Abandonner leur quête de liberté ou remplacer leur chef et continuer la bataille ? Etant des personnes persévérantes et courageuses, ils ont alors décidé de reprendre les armes ce qui n’aboutit toujours pas à leur libération mais contraint la France à envoyer de nouveaux administrateurs pour contrôler l’île. 

C’est alors qu’en 1794, le 4 février, le moment tant attendu arriva. La France abolit enfin l’esclavage à Saint Domingue et dans toutes les autres villes de l’île. Ce fut un moment de célébration, de fête et de réjouissance. La nouvelle devise « LIBERTE, FRATERNITE, EGALITE ! » qui appartenait à la France, prit place. Cependant, il fallait rester sur le qui-vive car le combat pour la liberté pouvait recommencer à tout moment. 

Ce qui ne tarda pas à arriver, et la tyrannie fit son retour en 1802, l’esclavage se rétablit. Cette décision était celle de Napoléon 1er, devenu empereur de la France et de sa femme Joséphine. En effet, les parents de Joséphine qui étaient des colons vivant en Martinique, une île des Antilles, étaient totalement contre l’abolition de l’esclavage. 

C’est à ce moment qu’intervient Toussaint Louverture lui aussi esclave mais qui avait racheté sa liberté. Il se présenta devant le peuple de Saint-Domingue comme un vaillant soldat qui connait très bien la stratégie militaire et qui savait manier les armes. Avec ses partenaires Jean-Jacques Dessalines et Henri Christophe, eux aussi soldats, ils se sont engagés à maintenir la liberté du peuple. Ils formèrent alors une armée et s’allièrent avec les Anglais, ennemis des français pour pouvoir être plus forts contre l’armée de Napoléon. 

La bataille finale commença 1803 et malheureusement dans les nombreux affrontement Toussaint Louverture est capturé puis meurt dans une prison française. Il est alors remplacé par Jean Jacques Dessalines, nouveau meneur de l’armée qui a conduit ses soldats à la victoire. Tous ensemble, ils ont battu l’armée française qui a épuisé toutes ses richesses et ses ressources. 

À la suite de cette victoire tant attendue, le 1er Janvier 1804 survient l’abolition de l’esclavage et l’indépendance de Saint-Domingue qui changea de nom. La Perle des Antilles désormais appelée « Haïti » est dirigée par le valeureux président Jean Jacques Dessalines qui laisse en héritage l’hymne National d’Haïti « La Dessalinienne »

Nous retenons ceci de cette histoire, selon nos jeunes CICAiens :

 « Ce n’est pas juste de travailler jour et nuit et de subir des traitements cruels. »

 « Il faut toujours persévérer pour arriver à son but. »

Notre atelier fut naturellement cloturé l’écoute de la  Dessalinienne que vous pouvez retrouver par ici : 

https://www.youtube.com/watch?v=7wgaRRZOsrg&ab_channel=JRvideos 

Bravo Rebecca pour cette très instructive, belle et touchante histoire ❤

Nous avons hâte à une suite d’atelier. La discussion a d’ailleurs continué par une leçon de créole , langue parlée enre autres en Haïti. Surveillez le prochain numéro du Griot du CICA. Certainement qu’un article y figurera à ce sujet!

Lauryne a pris le relais pour demander à nos jeunes amis de partager les idées ou sujets qu’ils voudraient aborder en 2021 : le resultat via « Mentimeter » est absolument révélateur. Nos CiCAiens ont vraiment hâte à une autre année en couleurs avec le CICA. La photo souvenir en est la preuve. Merci Lauryne!

Et c’est évidemment en danse et musique que nous avons terminé notre rencontre sous les rythmes et en imitant les pas de danse des Masaka Kids sous leur chanson « Happy New Year » : https://www.youtube.com/watch?v=7lKUfUStGYM

Et pour terminer, nous avons lancé un appel à tous nos écrivains en herbe pour avoir leurs articles pour « Le Griot du CICA ». Nous avons hâte de vous lire. 

 

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